Ce sont de gros chiens blancs qui montent la garde dans les troupeaux de moutons. D’origine pyrénéenne où ils sont nommés « PASTOUS » (du vieux français « pastre », berger), ils ont longtemps aidé les bergers à protéger leurs troupeaux. Ils font partie intégrante du patrimoine pastoral français.
L’utilisation traditionnelle de ces chiens avait quasiment disparue , avec la disparition des grands prédateurs au début du XXe s..Avec la réapparition de l’ours dans les Pyrénées, du lynx dans le Jura et du loup dan les Alpes, les chiens de protection représentent pour les éleveurs et bergers, à nouveau, une aide précieuse.
Né en bergerie, le chiot tisse des liens affectifs très forts avec les moutons : leur relation s’établit jusqu’à l’acceptation totale et réciproque. Après quoi le chien vit de manière permanente avec le troupeau : à la montagne en été et à la bergerie en hiver. Ces liens le conditionnent pour réagir instinctivement à toute agression contre le troupeau.
Le « pastou » n’est pas éduqué pour l’attaque mais pour la dissuasion : sa taille et son fort aboiement tiennent en respect les prédateurs ou tous autres intrus. Dés qu’il sent un danger, il s’interpose entre l’intrus et le troupeau en aboyant, avertissant ainsi brebis et berger. Mais c’est surtout un avertissement à l’intrus de sa présence indésirée ; si ce dernier n’en tient pas compte, la « pastou » peut alors aller jusqu’à l’affrontement…
Avec le chien de protection, un autre type de chien sert à diriger ou à rassembler le troupeau : c’est le chien de conduite, qui reste en compagnie du berger. A l’inverse, le « pastou » est autonome : il accompagne son troupeau et veille sur lui sans relâche de nuit comme de jour.
